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Accueil Entreprise Ouvrir un gîte rural ou une chambre d'hôtes : formalités
Vous comptez ouvrir un gîte rural ou une chambre d'hôtes ? De nombreuses formalités doivent être respectées. Vous avez aussi la possibilité de demander un classement préfectoral (gîte rural) ou d'adhérer à un label (gîte rural et chambres d'hôtes).
Beaucoup confondent gîtes et chambres d'hôtes alors que ce sont deux services très différents qui ne sont pas régis par la même législation.
Les chambres d'hôtes sont des lieux aménagés dans lesquels les touristes passent la nuit et prennent leur petit déjeuner, comme dans un hôtel. Ceux-ci partagent la maison du propriétaire et les pièces à vivre sont communes, même s'il est possible que les chambres comportent un salon distinct.
En outre, le propriétaire peut proposer en complément de la chambre des tables d'hôtes, dans lesquelles il va préparer lui-même des repas pour sa clientèle.
A l'inverse, les gîtes sont des locations meublées, généralement à la semaine. Les locataires ont à leur disposition un bâtiment entier équipé d'une cuisine, d'un salon et de chambres... Ils sont généralement classés par arrêté préfectoral, contrairement aux chambres d'hôtes.
L'ouverture d'un gîte ou d'une chambre d'hôtes n'est possible qu'après avoir effectué une déclaration préalable (formulaire cerfa n°13566*01 pour les chambres d'hôtes et cerfa n° 14004*01 pour les gîtes) auprès du maire de la commune où est situé le meublé.
Cette déclaration devra indiquer :
Un gîte ou une chambre d'hôtes ne peut pas être implanté n'importe où. Il doit d'abord être situé dans une zone rurale à vocation touristique, à l'intérieur ou à l'extérieur d'un bourg.
Exceptionnellement, ils peuvent se situer en zone urbaine à condition d'être implantés à proximité ou dans le périmètre de quartiers touristiques ou historiques.
Dans le cas des gîtes, sont exclus :
Dans le cas des chambres d'hôtes, sont exclus :
Un gîte doit au minimum comporter :
Pour les chambres d'hôtes :
Attention, si vous souhaitez adhérer à un réseau (label), il est possible que d'autres conditions soient imposées (surface...).
L'exploitant doit informer son assureur de la mise en location saisonnière d'un logement touristique ou de certaines pièces de son habitation ainsi que des activités complémentaires qu'il pourrait proposer dans le cadre de l'exploitation.
Pour pouvoir offrir des boissons, l'exploitant doit être pourvu de la petite licence restaurant.
La petite licence restaurant ne permet de servir que certaines boissons. En outre, les boissons devront être servies pour être consommées sur place, mais seulement à l'occasion des principaux repas et comme accessoires de la nourriture.
Si l'exploitant compte servir des boissons alcoolisées, il pourra uniquement proposer des boissons du premier groupe, c'est-à-dire des boissons fermentées non distillées : vin, champagne, bière, cidre, poiré, hydromel, vins doux naturels bénéficiant du régime fiscal des vins, crèmes de cassis et jus de fruits ou de légumes fermentés comportant de 1, 2 à 3 degrés d'alcool.
L'exploitant d'un gîte ou d'une chambre d'hôtes n'est en principe soumis à aucun statut professionnel. Lorsque le propriétaire exerce la seule activité de location immobilière, il doit s'adresser à son centre des impôts. En fonction du chiffre d'affaires réalisé dans le cadre de cette activité et des autres revenus de l'exploitant, le régime fiscal des loueurs en meublé peut trouver à s'appliquer.
Il est aussi possible que l'activité de l'exploitant devienne commerciale. C'est le cas lorsqu'elle s'accompagne de prestations de service d'hôtellerie (par exemple : nettoyage du gîte, fourniture du linge de maison, accueil de la clientèle, etc.) et/ou de prestations de service de loisirs (par exemple : location de VTT).
Une inscription au CFE est alors obligatoire si l'activité est exercée à titre de profession habituelle (c'est-à-dire de manière répétitive dans le but d'en tirer des profits). Concrètement, cela signifie que qu'il faut opter pour un statut juridique (auto-entrepreneur, EIRL, EURL, SARL...).
En revanche, si cette activité est occasionnelle, ponctuelle ou exceptionnelle, elle ne confère pas la qualité de commerçant et ne nécessite pas l'inscription au CFE..
L'exploitant qui désire mettre en location un logement, à l'occasion des vacances, peut obtenir son classement préfectoral. Il figurera alors sur la liste des meublés de tourisme.
Pour l'obtenir, l'exploitant du gîte va devoir déposer une demande de classement à la mairie de la commune où se situe le meublé (ou le gîte). La demande doit comporter :
Pour le moment, le propriétaire peut toujours choisir de louer son logement de façon indépendante. Mais dans un souci de reconnaissance, il est conseillé de respecter les critères établis par le label que vous aurez choisi en fonction de la clientèle que vous cherchez à satisfaire, de vos prestations etc.
Si vous avez obtenu un label, vous devrez :
Si vous n'avez pas choisi d'adhérer à un réseau, vous devrez :
Les tarifs pratiqués varient selon le lieu et la saison. Chaque chambre rapporte en moyenne entre 1 500 et 3 000 euros par an, après déduction des frais d'exploitation (qui représentent 30 % du chiffre d'affaires réalisé). Un gîte de grande capacité (20 à 50 personnes) vous permettra plus facilement d'en vivre.
Si vous exploitez une chambre d'hôtes, vous pourrez compléter vos revenus en proposant des tables d'hôtes. Sachez également qu'il est possible d'obtenir des subventions pour aménager les chambres (de 7000 à 12000 euros par chambre).
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