Racheter une entreprise : combien ça coûte ?

Racheter une entreprise inclut de nombreux frais qu'il convient de prendre en compte : honoraires des conseils, formations à la gestion, apport de fonds propres... Panorama des dépenses qui peuvent s'avérer nécessaires.

Les éléments ayant la plus grande influence

Plusieurs éléments ont une influence :

  • le prix de l'entreprise que vous souhaitez acheter ;
  • la présence de plusieurs associés : le financement sera alors réparti ;
  • la présence ou non d'investisseurs ;
  • la complexité du projet qui peut impacter sur le nombre de conseils à rémunérer.

Les frais à débourser en plus du prix d'achat

Pour évaluer le budget nécessaire, vous devez compter :

  • 25 à 30% de fonds propres (plutôt 40% en période difficile). Un emprunt auprès d'une banque ou un prêt d'honneur vous permettra de financer le reste.
  • le coût du conseil et l'éventuelle intervention de conseillers spécialisés (propriété intellectuelle, normes...). Comptez entre 150 à 300 € HT l'heure pour un avocat, 50 à 300 € pour un expert-comptable class="dossiers" et 150 à 300 € pour un notaire. Attention, en région parisienne les prix sont majorés de 15 à 50%.
  • le coût d'une éventuelle formation à la reprise d'entreprise, à la gestion...
  • les frais de déplacement et de déménagement.
  • de l'argent à réinjecter en cas de difficultés de trésorerie.

Reprendre une entreprise en difficulté, un moyen de diminuer les coûts ?

Il est assez risqué de reprendre une entreprise en difficulté. Pourtant, cette solution peut s'avérer payante.

Le rachat d'une entreprise en difficulté est envisageable soit dans le cadre d'une procédure de redressement, soit dans le cadre d'une procédure de liquidation judiciaire. En effet, lors d'un redressement, les tribunaux privilégient la poursuite de l'activité avec le maintien des dirigeants.

Le rachat d'une entreprise en difficulté nécessite de suivre trois étapes principales.

En cas de besoin, notre partenaire peut vous accompagner dans la cession de votre fonds de commerce : cédez votre fonds en quelques clics.

Déterminer les entreprises défaillantes

Etre informé de la défaillance des entreprises représente la principale difficulté pour le racheteur. Les délais fixés par les administrateurs judiciaires sont très courts.

Il existe un site internet qui répertorie les offres de cession d'entreprises en redressement ou en liquidation judiciaire : www.aspaj.fr. Les calendriers des audiences et des jugements peuvent être obtenus sur www.infogreffe.fr

Collecter des informations sur l'entreprise

Pour éviter les mauvaises surprises et avoir une idée du potentiel de l'entreprise, il est nécessaire d'obtenir des informations détaillées. Cette étape est souvent compliquée car les méthodes traditionnelles d'évaluation sont inopérantes. Le recours à des professionnels est conseillé.

Respecter la procédure

Les offres de reprise ne peuvent être déposées que pendant un laps de temps assez retreint fixé par l'administrateur ou le liquidateur. Des conditions de dépôt des offres peuvent aussi être imposées.

En outre, pour être acceptable, l'offre doit obligatoirement contenir :

  • L'identité et les motivations du repreneur
  • Le périmètre de la reprise
  • Les prévisions d'activité et de financement
  • Le prix proposé, les modalités de paiement, conditions de financement et qualité des apporteurs de fonds
  • Le niveau et les perspectives d'emploi
  • Les garanties (chèque de banque pour le montant total du prix de la vente)
  • Les prévisions financières (prévisions de CA, BFR, marge de sécurité, compte de résultat)
  • Les prévisions de cessions d'actifs pour les 2 ans à venir
  • La durée des engagements
  • La date de la cession