Ouvrir un salon de coiffure : trouver le bon local

Le choix du lieu d'implantation de votre salon de coiffure est une étape importante. Même si l'achat d'un salon de coiffure est la solution recommandée, vous disposez de plusieurs alternatives.

Se lancer dans la coiffure : s'installer à son domicile

Dans tous les cas, si vous êtes locataire ou copropriétaire, vous devez d'abord demander l'autorisation d'exercer à votre propriétaire et vérifier si le règlement de copropriété n'interdit pas l'exercice d'une activité professionnelle à domicile. Une autorisation du maire est également requise.

En tant qu'ERP (Etablissement recevant du public), le lieu dans lequel vous accueillez vos clients doit respecter un certain nombre de normes liées à l'accueil du public. Une autorisation d'ouverture est d'ailleurs obligatoire pour tous les ERP, de la 1ère à 5ème catégorie.

Attention, la création d'un salon de coiffure à votre domicile ne vous permet pas pour autant, lorsque vous êtes locataire de votre logement, de bénéficier du statut des baux commerciaux et de la protection qu'il confère.

Se lancer dans la coiffure : conclure un bail commercial

La plupart des salons de coiffure choisissent de conclure un bail commercial.

Bail commercial d'un salon de coiffure : peut-on résilier avant l'échéance ?

Le bailleur comme le preneur ont la possibilité de résilier le bail commercial du salon de coiffure à l'expiration de chaque période triennale, par l'envoi d'un congé par lettre recommandée ou par acte d'huissier en respectant un préavis de 6 mois.

Si vous désirez résilier en dehors de la période triennale, vous allez devoir négocier avec le bailleur les modalités de résiliation anticipée du bail.

Bail commercial d'un salon de coiffure : le bailleur peut-il augmenter le loyer ?

La révision du loyer est effectuée, tous les 3 ans à compter de la demande du bailleur (et non à la date supposée normale d'augmentation) si elle est légale ou triennale, ou chaque année de manière automatique à une date déterminée par le bail si elle est prévue par une clause d'indexation.

Lors de la révision du bail, le loyer du bail renouvelé doit correspondre à la valeur locative des locaux, mais dans la limite d'un plafonnement résultant de la variation de l'indice retenu, intervenue depuis la dernière fixation du loyer.

Toutefois, cette règle du plafonnement peut être écartée, si le bailleur démontre qu'une modification matérielle des facteurs locaux de commercialité a entraîné, depuis la conclusion du bail ou la dernière révision, une variation de plus de 10 % de la valeur locative des locaux.

Bail commercial d'un salon de coiffure : qui doit payer les réparations et les travaux ?

Les charges liées à la propriété des locaux doivent être acquittées par le bailleur. Le bailleur a en principe à sa charge les grosses réparations visées à l'article 606 du Code civil, les réparations de gros entretien de l'article 605 du Code civil, les travaux de mises aux normes et les dépenses rendues nécessaires par la vétusté, les vices de construction ou la force majeure.

Les dépenses d'entretien et de réparations courantes sont à la charge du locataire. L'obligation pour le locataire de supporter des charges liées à la propriété des locaux, incombant normalement au bailleur, doit être expressément prévue au contrat. Si elles ne sont pas précisées dans une clause particulière, elles ne sont pas récupérables par le bailleur, qui en reste redevable.

Se lancer dans la coiffure : acheter un fonds de commerce

L'achat d'un fonds de commerce vous permet de bénéficier d'une clientèle existante. Différentes étapes doivent être respectées.

Reprise d'un salon de coiffure : l'évaluation

Pour savoir si le prix que l'on vous propose est correct, vous allez devoir procéder à l'évaluation du salon de coiffure.

De nombreux éléments rentrent en ligne de compte : le chiffre d'affaires, la clientèle, les installations, le prix pratiqué, les possibilités commerciales offertes par la clientèle, l'emplacement, le droit au bail, l'enseigne, ainsi que la capacité de ces éléments à générer de la valeur dans le futur (prise en compte des gains potentiels non réalisés).

Reprise d'un salon de coiffure : les négociations

Les négociations de la reprise d'un salon de coiffure se déroulent généralement en plusieurs étapes successives.

Négociations

Vous devez commencer par négocier le prix de vente du salon de coiffure mais aussi les modalités de paiement (un crédit-vendeur est-il possible ?).

Les négociations peuvent également concerner les dédommagements possibles (garantie d'actif et de passif), le processus de transmission du salon de coiffure pendant l'année en cours, les modalités d'accompagnement du repreneur par le vendeur ainsi que les clauses suspensives, les clauses résolutoires et les conditions de départ de certains collaborateurs.

Signature de la lettre d'intention

Généralement signée lors de la deuxième rencontre, la lettre d'intention témoigne par écrit de votre volonté de mener au mieux les discussions et de mener le projet à son terme, pour aboutir à l'éventuelle conclusion d'un protocole d'accord.

Certaines clauses peuvent être rédigées de manière à vous engager en cas d'acceptation (clause de confidentialité notamment).

Rédaction d'un protocole d'accord

Le protocole d'accord reprend les éléments essentiels des négociations et s'accompagne d'un certain nombre de pièces parmi lesquelles les statuts, le Kbis, les documents comptables, les attestations d'assurances, la copie du bail, les lettres de démission des cadres importants, la liste des salariés avec copie de leur contrat de travail et bulletins de salaire...

Signature de l'acte de cession

Dans la mesure où la transaction ne comporte pas d'immeuble, l'acte de cession peut être réalisé devant notaire ou sous seing privé.

Sa rédaction ne constitue bien souvent qu'une formalité, mais dans le cas d'une cession de fonds de commerce, elle répond à une réglementation stricte.

Reprise d'un salon de coiffure : les formalités

Vous avez un mois à la date de l'acte de cession, ou la date d'entrée en possession du salon de coiffure si celle-ci est antérieure, pour l'enregistrer au centre des impôts dont dépend l'entreprise à laquelle vous avez acheté le salon.

L'annonce de la vente du salon de coiffure doit être insérée dans un journal d'annonces légales dans les quinze jours suivant la signature de l'acte de vente.

Une fois ces deux étapes précédentes accomplies, vous devez soit créer une nouvelle société, soit déclarer auprès du CFE un établissement secondaire, dans le cas où vous exercez déjà une activité.

Se lancer dans la coiffure : la location-gérance d'un salon

La location-gérance est un contrat par lequel le propriétaire d'un salon de coiffure cède temporairement à une personne, dite locataire-gérant, le droit d'exploiter librement le salon à ses risques et périls et moyennant le paiement d'une redevance.

Cela implique notamment d'exploiter le salon, de ne pas changer la destination du fonds de commerce et sous-louer le salon sans l'accord du propriétaire. Enfin, vous avez l'obligation de poursuivre les contrats de travail en cours des salariés qui y travaillent aux mêmes conditions.

Vous devrez verser au propriétaire du salon une redevance dont le montant est librement déterminé dans le contrat. Il peut s'agir d'une somme fixe ou une somme basée sur le chiffre d'affaires que vous avez réalisé.

A son expiration, vous n'avez pas droit au renouvellement du contrat ni au versement d'une indemnité, peu importe que vous ayez fait prospérer le salon de coiffure.

Le propriétaire du salon n'a pas à vous reprendre votre stock de marchandises, sauf clause contraire du contrat de location-gérance. En revanche, il reprend le salon de coiffure avec les salariés qui y travaillent sauf si la fin de la location-gérance est due par votre fait.