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Mettre en place la comptabilité d'une micro-entreprise


Les entrepreneurs individuels qui bénéficient du régime de la micro-entreprise sont dispensés de la tenue d'une comptabilité générale classique. La loi leur impose seulement l'établissement d'un journal des recettes et dépenses ainsi que d'un registre des achats.



Quelles sont les entreprises soumises au régime de la micro-entreprise ?

Le régime de la micro-entreprise ne concerne que les entrepreneurs individuels dont le chiffre d'affaire n'excède pas :

  • 82 200 euros pour les exploitants dont le commerce principal est de vendre des marchandises, des objets, des fournitures et des denrées à emporter ou à consommer sur place, ou de fournir un logement (hôtels, chambres d'hôtes, gîtes ruraux, meublés de tourisme) ;
  • 32 900 euros pour les autres prestataires de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et les professionnels libéraux relevant des bénéfices non commerciaux (BNC).

Certaines formes ou activités sont exclues de ce régime. Il s'agit :

  • des formes suivantes : sociétés et organismes sans but lucratif ;
  • des activités suivantes : les marchands de biens immobiliers, les lotisseurs et agents immobiliers ; certains constructeurs ; les opérations de location de matériels ou biens de consommation durables, sauf lorsqu'elles présentent un caractère accessoire et connexe ainsi que les opérations sur marchés financiers.



Obligations comptables

Les micro-entreprises sont dispensées de la tenue d'une comptabilité classique (livres-journaux, grand-livre et livre d'inventaire). Leurs obligations se limitent à la tenue d'un livre-journal mentionnant le détail journalier et individualisé des recettes et d'un registre détaillant leurs achats.


Le journal de recettes et dépenses

Le journal de recettes doit être divisé en deux parties, l'une pour la caisse et l'autre pour la banque.

La première partie (journal de caisse) est destinée à recevoir les versements en espèces, c'est-à-dire :

  • les recettes : les ventes payées en espèces, les ventes payées par chèques ou par carte bancaire ;
  • les dépenses : les chèques déposés en banque ou sur le CCP, la transmission des encaissements reçus par carte bancaire et les versements d'espèces déposés en banque ou sur le CCP, les paiements des petites facturées payées en espèces ainsi que les sommes prélevées par l'exploitant.
Elle va permettre de calculer les différents soldes, ce qui permettra de vérifier les opérations de caisse.

La seconde partie (journal de banque) permet de confirmer la réalité comptable de la première. Elle est destinée à recevoir les encaissements bancaires des factures émises par le micro-entrepreneur ainsi que des autres opérations d'encaissement figurant sur le relevé bancaire ou postal.
Les encaissements doivent être inscrits dans l'ordre chronologique, à partir du relevé bancaire ou postal.


Le registre des achats

Il comprend tous les achats effectués à titre professionnel et pour chacun d'eux mentionne :

  • la date de l'achat ;
  • la référence de l'achat (facture, ticket de caisse, note...) ;
  • le nom du fournisseur ;
  • le montant de l'achat effectué (TTC) ;
  • le mode de règlement : espèces, chèque, virement, carte bancaire.
Les justificatifs de chaque achat doivent être conservés. Vous devrez les présenter en cas de contrôle.



En fin d'exercice

Le bénéfice imposable est déterminé par l'administration fiscale qui applique au chiffre d'affaires déclaré un abattement forfaitaire pour frais professionnels, dont le montant varie en fonction de l'activité. Le micro-entrepreneur n'a donc pas à établir de bilan et de compte de résultat.



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